Vous avez décidé de constituer un pool de micro-influenceurs. C’est une stratégie judicieuse. Reste à l’exécuter. Vous avez bien déniché quelques profils qui semblent intéressants. Mais comment s’assurer de leur qualité ?

Vérifier son taux d’engagement

C’est généralement en fonction du nombre d’abonnés que vous repérez un micro-influenceur. Entre 1 000 et 10 000 abonnés (ou visiteurs uniques pour un blog), vous êtes dans les clous. Au-dessus, on entre dans la catégorie des macro-influenceurs. Reportez-vous à notre article détaillé sur le sujet si la distinction n’est pas claire pour vous.

Qui est le plus efficace ? Le nano, le micro ou le macro-influenceur ?

getfluence.com

Pour autant, le facteur du nombre n’est pas suffisant pour garantir la validité du choix d’un micro. En effet, côté réseaux sociaux, ce nombre peut avoir été gonflé artificiellement (achat de faux abonnés), et côte blog, le chiffre communiqué par l’auteur peut être fantaisiste ou a minima un peu trop « arrondi ».

Le taux d’engagement permet donc de valider votre premier choix. La spécificité des micro-influenceurs, c’est précisément leur taux largement supérieur à la moyenne. Ils possèdent une audience conséquente, mais pas encore énorme, si bien que les algorithmes des réseaux sociaux ne sabrent pas encore la portée (ou reach) de leur contenu.

La nouvelle publication d’un micro-influenceur a plus de chances de se retrouver dans le flux d’un de ses abonnés que celle d’un macro (et ne parlons même pas de celle d’un méga). Cela doit donc se refléter dans le nombre d’interactions.

Examiner la solidité des commentaires

Le taux d’engagement est un premier filtre pertinent. Il n’est cependant pas suffisant. En effet, les bots qui infestent la toile sont capables de liker et commenter, sur commande.

Il reste donc à examiner la couleur des commentaires. Si l’analyse est bien menée, elle est quasi infaillible. Un vrai micro s’est construit une audience enthousiaste, prompte à interagir avec lui. Les commentaires réels sont en rapport avec la publication à laquelle ils se rapportent. Les bots, eux, n’émettent que des commentaires très généralistes, imaginés pour fonctionner pour n’importe quel contenu.

Ainsi, ces commentaires sont suspects et peuvent provenir de techniques automatisées :

  • Série d’émojis, sans plus de texte (❤️🔥🔥❤️)
  • Commentaire positif très généraliste, souvent en anglais (« cool photo »)
  • Commentaire incluant un lien vers un autre site web (spam automatisé).

Bien sûr, un commentaire composé d’emojis n’est pas nécessairement synonyme de fake. Un internaute peut très bien exprimer son admiration de cette façon. Ce qui doit vous mettre la puce à l’oreille, c’est un faisceau d’indices, typiquement la profusion de ces commentaires suspects, et l’absence quasi totale de commentaires plus développés clairement en lien avec la publication. Dès lors, le doute est permis.

(Crédit photo : Bernard Hermant, Unsplash)

Vérifier s’il est identifié par d’autres comptes

Cette technique s’applique à Instagram. Il est possible de consulter les publications d’autres membres dans lequel le profil qui vous intéresse a été identifié (ou « tagué »).

Un vrai influenceur est un humain. Il a donc en théorie une vie sociale. Sûrement fréquente-t-il même d’autres influenceurs. Cela doit en principe se refléter par son apparition dans la publication d’autres Instagrammeurs, ses amis, son réseau, d’autres figures de son domaine de prédilection.

Mieux, si son influence est réelle, ses admirateurs le tagueront dans des publications dans lesquelles il n’apparaît même pas. Il s’agit pour un membre Instagram d’attirer l’attention d’un influenceur sur leur propre profil. Un comportement de fan qui permet donc d’authentifier l’influence du profil examiné.

Jetez un œil à ses campagnes de micro-influence précédentes

Il s’agit d’une dernière technique d’authentification, qui peut vous permettre de lever vos derniers doutes. Vous pouvez anticiper le succès d’une potentielle campagne avec lui en observant le succès d’un précédent partenariat ou article sponsorisé, et le taux d’engagement alors reçu sur ce contenu. Cela vous donne une idée de la performance à attendre si vous faites affaire avec cet influenceur.

Cependant, l’absence de campagne précédente ne doit pas systématiquement disqualifier le micro-influenceur. En effet, il est tout à fait possible que vous soyez son premier partenaire. Les micro-influenceurs sont plus difficiles à trouver et ils ne croulent pas (encore) sous les propositions de partenariat. Mieux, un véritable influenceur vierge de tout partenariat existant est une perle, car son audience considérera ce premier contenu sponsorisé comme peu suspect et plutôt authentique.

Aucune de ces techniques, prises séparément, n’est infaillible. Aussi, considérez toutes ces astuces pour faire le tri parmi les micro-influenceurs qui vous intéressent. Trop fastidieux ? Il vous reste la possibilité de recourir à une plateforme d’influenceurs comme getfluence.com. Impossible alors de vous tromper, les profils y sont certifiés. Comment ça il fallait le dire plus tôt ?

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