Le marketing d’influence continue son expansion et devient essentiel pour toute stratégie de communication. Les influenceurs sont de plus en plus courtisés par les marques et Instagram occupe une place prépondérante sur le marché des médias sociaux, parfois au détriment d’autres canaux comme les blogs. Cependant, les réseaux sociaux populaires sont bien loin d’être exempts de la fraude et de la tricherie.

Quelle distinction entre influenceur et blogueur ?

Question épineuse, car ce sont des positions nouvelles, soumises à une évolution constante. La frontière est mince, cependant on peut dire que les blogueurs sont des influenceurs, mais que tous les influenceurs ne sont pas nécessairement des blogueurs. Le terme d’influenceur peut regrouper différents acteurs (vlogueurs, experts, journalistes, etc.) et reste donc plus générique. Il faut toutefois préciser le fait qu’il y a des blogueurs qui ne se considèrent pas comme étant des influenceurs.

Un blogueur est plus libre au niveau du contenu, alors qu’un influenceur sur les réseaux sociaux est dépendant d’une plateforme. (Crédit photo : Ewan Robertson, Unsplash)

Les deux sont des créateurs et relayeurs de contenu et s’adressent à une communauté composée de followers, abonnés, suiveurs, visiteurs, etc. Mais, pour les influenceurs, l’influence a lieu sur les réseaux sociaux. Au contraire, un blogueur tient un blog qui est son outil principal même s’il peut recourir à certains médias sociaux, notamment pour diffuser ou promouvoir ses articles. Généralement, un blogueur est souvent plus libre au niveau du contenu, surtout concernant la forme et la présentation. Par contre, un influenceur est inféodé à une plateforme ou à un algorithme et doit respecter des règles parfois contraignantes (nombre limité de mots sur Twitter, format photo et story sur Instagram, etc.).

Enfin, le blog est un outil plus ancien qui existe depuis les débuts d’internet. Il représente souvent des années de travail. En comparaison, les réseaux sociaux actuels sont assez récents : Instagram date de 2010. Et la popularité des plateformes fluctue fortement, elles se démodent (exemple de Myspace). Mais ce qui préoccupe le monde du marketing d’influence est un phénomène qui prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux : le fait de tricher.

Les pratiques frauduleuses sur les réseaux sociaux

Le grand problème sur les réseaux sociaux et particulièrement sur Instagram, qui est la première plateforme pour le marketing d’influence, est la facilité à pouvoir manipuler son compte. La perspective de pouvoir gagner de l’argent a poussé certains à recourir à des pratiques douteuses et malhonnêtes pour maquiller la « popularité » d’un compte.

Il existe de nombreuses techniques malhonnêtes pour booster artificiellement un profil sur un réseau social. (Crédit photo : Skitterphoto, pexels)

Il suffit de réaliser une simple recherche sur Google pour trouver des services proposant l’achat de followers, de likes, de commentaires, etc. Il est même possible de recourir à l’utilisation de robots et à la technique du follow/unfollow. Le but est de doper rapidement un compte et au final de se présenter comme un influenceur.

Ce problème touche l’ensemble des réseaux sociaux et notamment Twitter. Une récente étude du Pew Research Center indique que les bots sont particulièrement utilisés pour retweeter des liens. Elle estime même que près des deux tiers des liens renvoyant vers des sites internet populaires sont tweetés par des comptes automatisés. C’est aussi le cas sur Instagram. Une étude de Point North Group, résumée dans un récent article d’AdAge, montre bien l’ampleur du phénomène des faux followers et des faux comptes et son impact négatif pour de grandes marques.

Les marques et certaines agences sont parfois peu méfiantes, ne contrôlent pas assez et se laissent souvent duper. Cette concurrence déloyale révolte les influenceurs et les blogueurs qui ne fraudent pas. Justement, ces derniers entretiennent souvent un blog depuis des années, acquièrent expertise et notoriété dans un domaine tout en collectant patiemment de nouveaux visiteurs et abonnés : tout cela demande beaucoup d’efforts et de créativité. Tricher risquerait sur le long terme d’anéantir ce travail.

Lutter contre la triche et préférer un blog de qualité

Il existe des outils et des techniques pour démasquer les fraudeurs. On peut demander les statistiques (afin d’analyser la provenance des abonnés). Utiliser l’outil SocialBlade pour vérifier l’évolution du nombre de followers et détecter des pics d’augmentation (ce qui est vite douteux). Enfin, il est nécessaire de vérifier le taux d’engagement (ratio like/nombre d’abonnés et le ratio commentaire/nombre d’abonnés). Ces pratiques simples permettent de détecter de nombreux tricheurs.

Le nombre d’abonnés ne doit pas être le seul critère de sélection pour une marque. D’autres valeurs comme le taux d’engagement et la qualité du contenu doivent primer. (Crédit photo : Braden Collum, Unsplash)

Les annonceurs commencent à réagir et contrôlent de plus en plus ces données. Le nombre de followers ne doit pas être le critère unique de sélection pour une marque. La qualité et l’authenticité du contenu sont aussi à prendre en compte. Aujourd’hui, c’est le taux d’engagement qui est surtout recherché et, en conséquence, les micro-influenceurs et même les nano-influenceurs ont la cote, comme nous l’avons détaillé dans notre billet sur le futur du marketing d’influence.

Ainsi, un blog avec un contenu de qualité et possédant une communauté active (même restreinte) représente un atout pour les annonceurs. De plus, les blogs restent idéals pour les marchés de niche. Justement, getfluence.com est une plateforme qui met en relation les marques avec les blogs et médias influents, ce qui permet de développer son influence auprès d’audiences qualifiées en sortant du carcan des réseaux sociaux.